Un cas de schizophasie avec glossolalie. Par Adolphe Courtois. 1935.

Paul Schiff est né en 1891 et mort en 1947. Nous savons peu de chose de sa trop courte vie.
L’évolution des idées sur la folie de persécution. Conseptions psychiatriques et psychanalytiques des paranoias.-Extrait de L’Hygiène Mentale, XXX année, n°5-6-7, 1935. Paris, Gaston Doin, 1935. 1 vol. in-8°, 56 p.
Les paranoïas et la psychanalyse. (Contribution au 9° Congrès des Psychanalystes de langue française de 1935). Paris,  1935. 1 vol. in-4°, 73 ffch., 2 ffnch. Accomagné d’une lettre autographe à Paul Sérieux.
L’évolution des idées sur la folie de persécution. Paris : G. Doin, 1935. 56 p. ; gr. in-8. Extrait de « l’Hygiène mentale », 1935, n°5-7.
Compte-rendu de l’intervention de Lacan lors de la discussion consécutive à la communication de Paul Schiff (1935).
Les conceptions psychanalytiques de l’homosexualité. in « Schemas », vol. 1, n° 5, 1938, pp. 20-24.
Médecine légale et psychanalyse (1932)
Les paranoïas et la psychanalyse / Paul SCHIFF in Revue française de psychanalyse, vol. 8, n° 1 (1935)
Psychologie et criminologie (1939) / Paul SCHIFF
En collaboration avec Pichard Henry. Pratiques toxicomaniaques inhabituelles, héroïnomanie intraveineuse, morphinomanie intra-dermique. in « L’Encéphale), (Paris), 1931, pp. 147-149. Et tiré-à-part : Paris, G. Doin, 1931. 1 vol.  in-8, paginé 147-149.

COURTOIS0001Adolphe Courtois est né en 1903 et mort en 1940. Elève de Léon Marchand (1873-1976), beau-frère, mais aussi le collaborateur d’Edouard Toulouse (1865-1947) à Henri Roussel. Interne des Asiles de la Seine (1927), il soutient sa thèse de doctorat en médecine à la Faculté de Médecine de Paris : Sur un syndrome comitio-parkinsonien étude anatomo-clinique. Paris, Librairie Le François, 1928, président Georges Guillain. médecin-assistant puis médecin des Asiles d’aliénés (1931). Membre fondateur de la revue L’Evolution psychiatrique (1925) qui se voulait conjuguer la psychiatrie et la psychanalyse, il croisa le chemin de Jacques Lacan à plusieurs reprises.  Il entra dans la résistance active à l’entrée en guerre. Nous retiendrons de ses écrits :
La Psychose aiguë de Korsakoff des alcooliques, encéphalomyélite parenchymateuse, par L. Marchand et A. Courtois… [Texte imprimé] Paris, Masson, (1934). In-8°, paginé 425-453, fig.  Extrait de la « Revue neurologique », octobre 1934
Des Psychoses gravidiques et en particulier de la psychopolynévrite, syndrome de Korsakoff, par R. Dupouy et A. Courtois… [Texte imprimé] Paris, G. Doin, (1930). In-4°, paginé 284-301 Extrait de l' »Encéphale », avril 1930
Etudes biologiques et cliniques sur les maladies mentales. Préface du Docteur E. Toulouse [Texte imprimé] Paris, Association des amis d’Adolphe Courtois, 1938. In-8°, 168 p., portrait, tableaux.

 

III. — Un cas de schizophasie avec glossomanie et syndrome de jeu

 (présentation de malade),

 par MM. Paul Schiff et A. Courtois

Les auteurs montrent un malade dont la désagrégation mentale se traduit surtout par un langage extrêmement dissocié et renfermant de nombreux mots transformés ou néoformés.. En opposition avec l’activité verbale tout à fait incohérente, l’activité pragmatique demeure presque intacte. Cette prédominance de la dissociation mentale dans la sphère du langage réalise le type de la schizophasie telle que l’a isolée Kraepelin. Les auteurs insistent sur l’élément de jeu qui intervient ici dans, la création glossolalique ; l’absence de conviction foncière rend explicable, dans une certaine mesure, la coexistence paradoxale d’un comportement à peu près adapté et coordonné et d’un langage profondément délirant.

(Paraîtra comme article original).

Discussion

M. Claude trouve ce cas fort intéressant et demande comment il a évolué. Car, il faudrait savoir si les conceptions délirantes ont été antérieures à tout trouble du langage, ou au contraire si les troubles du langage ont été premiers en date.

M. Courbon dit avoir vu souvent dans les asiles de province des malades dont la capacité professionnelle est conservée et qui présentent en même temps une incohérence profonde de leur langage.

M. Ceillier pense que le terme de psittacisme conviendrait pour caractériser le trouble  présenté par le malade.

M. Dumas fait remarquer qu’il ne s’agit pas dans le cas actuel d’une création de langue nouvelle ; le langage, varie en effet souvent, et le malade ne le comprend pas.

M. Schiff. Il y a cependant création de mots nouveaux, qui existent chez ce malade depuis des années avec le sens qu’il leur a assigné; ce n’est pas seulement le langage réflexe, automatique, avec écholalie, du psittacisme.

M. Papillant fait remarquer le. manque de conviction quand on l’interroge sur ses convictions ,délirantes et sur la signification de ses néologismes.

 

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