Les possédées de Verzegnis. Article anonyme. « L’Union médicale », (Paris), 1879, p. 24.

VERZEGNIS0001Les possédées de Verzegnis. [. Anonyme]Article paru dans la revue « L’Union médicale », (Paris), 1879, p. 24.

Les possédés de Verzegnis. —  Dans la bourgade de Verzegnis, il y a, en ce moment, une trentaine de possédées. Le fait est malheureusement vrai, dit l’Italie :

« le préfet, M. Carelli, à la nouvelle de cet étrange phénomène, a envoyé un fonctionnaire à Verzegnis pour recueillir des renseignements plus précis. L’enquête a constaté que les femmes atteintes de la maladie sont au nombre de plus de vingt ;  que douze demeures à Chiaisis, il est huit à Villa de Verzegnis. La plupart des malades sont âgés de 18 à 25 ans ; trois seulement ont plus de 45 ans ; l’une en a à peine 12. Il y a aussi à Villa un homme atteint de cette monomanie.

Pendant quelques heures de la journée, les possédés se tiennent tranquilles ; mais, à certains moments, elles se livrent aux actes les plus extravagants. Alors elles tiennent des propos incohérents et indécents, et accompagnent leurs paroles de cris et de gestes obscènes qui font d’autant plus d’impression que toutes ces femmes avaient toujours tenu une conduite exemplaire.

Le mal est donc assez grave. Il paraît qu’on ne peut pas l’attribuer à un simple phénomène d’hystérisme produit par la mauvaise alimentation ou par quelque autre cause naturelle. On continue à soupçonner que quelqu’un a échauffé ses imaginations faibles par des peintures effrayantes de l’enfer.

Le docteur Franzolini et Chiara ont été envoyé sur les lieux pour étudier la maladie.

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