Délire des Aboyeurs. Par Ancelon. 1857.

ANCELONABOYEUSES0001Ancelon. Délire des Aboyeurs. Article parut dans la « Gazette des hôpitaux civils et militaires », (Paris), 30e année, n°5, mardi 13 janvier 1857,.

Etienne-Auguste Ancelon (1806-1886). Docteur en médecine (Strasbourg, 1828), écrivain, et homme politique.

Nous conseillons deux autres ouvrages sr aboyeuses, l’un qui leur est entièrement consacré et l’autre plus général où il en est question :
— H. de Kernouab. Les aboyeuses de Josselin. Josselin et ses environs. Paris, Imprimerie Vve Hugonis, 1888. 1 vol. in-8°, 1 fnch., 16 p. [en ligne sur notre site]
— Albert Lemoine. La Sorcellerie et la Médecine. Article parut dans la revue de la « Société d’émulation des Côtes-du-Nord. Bulletins et mémoires. (Saint-Brieuc), tome VII, année 1869, pp.14-28. [Conférence du 11 février). [en ligne sur notre site]

Les [p.] renvoient aux numéros de la pagination originale de l’article. – Nous avons gardé l’orthographe, la syntaxe et la grammaire de l’original, malgré beaucoup d’interrogations, mais avons rectifié quelques fautes de composition.
 – Les  images ont été rajoutées par nos soins. – Nouvelle transcription de l’article original établie sur un exemplaire de collection personnelle sous © histoiredelafolie.fr

Académie des sciences. Séance du 5 janvier 1857. – Présidence de M. Is. Geoffroy Saint-Hilaire.

Délire des aboyeurs. – M. Ancelon adresse la note suivante sur le délire des aboyeurs, variété de la dance de saint Guy, à l’occasion des communications précédentes de MM. Bosredon et Pize sur le même sujet.

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Une aboyeuse.

Quand on suit avec une attention soutenue les deux époques les plus orageuses de l’enfance, dit M. Ancelon, la première et la seconde dentition, on s’aperçoit bientôt de l’empire qu’elles exercent l’une et l’autre sur l’économie animale en général, et sur le système nerveux en particulier. Sur trois cents enfants de six à quinze mois, chez lesquels l’évolution dentaire se préparait avec plus ou moins de difficultés, j’ai eu occasion d’en compter cent quatre-vingts dont un ou plusieurs membres alternativement ou simultanément paralysés, avec douleurs articulaires, eussent pu induire en erreur un observateur inattentif, et lui faire croire, comme à la plupart des parents effrayés, à l’existence d’une luxation, sans cause mécanique.

Ce phénomène étrange, qui se manifeste d’une manière brusque, disparaît et se reproduit pour s’évanouir de nouveau, sans que la thérapeutique ait besoin ou ait le temps d’intervenir : il semble avoir remplacé les convulsions de l’enfance devenus extrêmement rares. Ce ces cent quatre-vingts enfants, j’en retrouve encore soixante-quinze atteints de chorée, à l’époque de la deuxième dentition, c’est-à-dire à l’âge de six à onze ans…

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